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Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes
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Gérault
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Message Posté le : Lun 26 Aoû - 11:42 (2013)    Sujet du message : Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes Répondre en citant

Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes an 87



 
Citation :
Rouleau 16


Vous comprenez mes chers enfants, pourquoi je peux vous raconter ce qui s’est passé alors. J’étais en effet aux premières places, derrière Kristos, et mes yeux, mes oreilles, tous mes sens étaient en éveil comme dans les moments de grande détresse.
 
Arrivés dans le bureau du procurateur, celui-ci nous regarda et nous interrogea : 
" Qui de vous deux est celui qui se fait appeler Kristos ? " 
Nous répondîmes tous les deux d’une même voix: 
" C’est moi, Romain ! " 
 
Oui, mes chers enfants, j’aimais tellement Kristos que je souhaitais subir son châtiment à sa place et c’est pourquoi j’ai essayé d’attirer sur moi les soupçons… Mais ma candeur était grande : Pierre Ponce n’était pas dupe, il avait en face de lui un grand et bel homme et un jeune rebelle. C’est donc naturellement qu’il s’adressa au premier en ces termes : 
 
" Ainsi, tu es celui qui se fait appeler le messie, le guide, le miroir de la divinité ? et tu troubles l’ordre de la cité ? " 
" Tu l’as dit ! " répondit Christos. 
" Ecoute, reprit Pierre Ponce, depuis que tu es à Jérusalem, la cité se porte mal, le pain est rassis, les légumes passés, le poisson puant, et la viande nauséabonde. Tout cela parce que maintenant, les gens ne veulent plus rien faire d’autre que de t’écouter. De plus, tu fragilises le pouvoir de Rome et le culte païen en débitant des âneries plus grosses que toi sur l’amour et toutes ces conneries auxquelles personne ne croit ! Tiens, je viens de recevoir une plainte du grand chef des prêtres païens ; il paraît que tu t’es payé sa fiole, c’est du joli ! " 
 
La figure de Kristos se fendit d’un grand sourire, avant qu’il ne réponde : 
" Oui, je le sais. Votre Empire vit tel une roue à aube. Chaque mécanisme a la place qui lui convient de part sa naissance, et accomplit régulièrement la tâche pour laquelle il a été créé. Et vous profitez de cela en asservissant les peuples, et les forçant à travailler pour des salaires indécents. Or, voilà que moi, qui apporte la vérité, je gène, c’est classique… Je connais un gars qui dit ça très bien, d’ailleurs : Le premier qui dit la vérité, il se fera assassiner ! " 
 
Pierre Ponce dit alors : " Comment, n’approuves-tu pas l’esclavage ? même quand il est exercé sur d’autres peuplades que la tienne ? " 
 
" Non, affirma Kristos, la solidarité doit maintenant dépasser le simple cadre de la cité ! Nous sommes tous humains et en cela des créatures de Dieu. C’est pour cette raison que faire travailler un vagabond à la mine pour moins de dix-sept écus est une honte, même s’il vient d’une autre Cité. Et le faire suer pour moins de dix-huit écus, en le faisant tuer veau, vache, cochon, couvée, est un scandale ! " 
 
Pierre Ponce était agacé… Il lui déclara alors : 
" Kristos tu seras banni. Maintenant dégage. Affaire suivante : Kramer contre Kramer. Ah, et n’oubliez pas de libérer Bar-Tabac, c’est jour d’amnistie aujourd’hui. " 
 
Alors, Kristos s’étonna de la sentence, et prononça ces paroles : 
" Procurateur ! Tu peux me bannir, mais dans quelque cité que je serai, j’agirai toujours ainsi, et deviendrai un même danger pour la plénitude des Empires et des républiques qui constituent le monde." 
 
Ponce fut excédé et lui répondit : "Puisque tu te dis si sage, et que j'ai des aigreurs d'estomac, tu seras crucifié, comme les agitateurs, et en prime supplicié pour m’avoir fait perdre mon temps et troublé ma digestion. Fallait pas me chercher ! ". 
 
Puis, Ponce remarqua ma présence, et il eut pitié de moi et de mon jeune âge, me voyant en larmes. Il se tourna vers un des ses gardes et lui dit : 
" Quant à lui, mettez le dehors, allez hop ! " 
 
Mais Kristos m’attrapa par la manche et eut le temps de me dire à l’oreille : 
" Mon corps va subir mille supplices, mais c’est pour que votre âme n’ait pas à les subir. Lorsque vous prierez le Très Haut, consacrez le pain et le vin de l'amitié, symboles de ma chair et de mon sang, afin de ne jamais oublier mon sacrifice pour vous. Rendez également hommage à ceux qui, par leur vertu, seront un exemple à vos yeux de l’amour qui est dû à Dieu. En vérité, il n’est pas de plus bel hommage à Dieu que d’aimer sans rien attendre en retour. " 
 
Les derniers mots furent criés car l’on emportait Kristos dans les geôles tandis que des gardes m’empoignaient pour me jeter dehors.



Dernière édition par Gérault le Lun 26 Aoû - 22:41 (2013); édité 1 fois
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Message Posté le : Lun 26 Aoû - 11:42 (2013)    Sujet du message : Publicité

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Gérault
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Message Posté le : Lun 26 Aoû - 11:42 (2013)    Sujet du message : Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes Répondre en citant

Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes an 87



 
Citation :
Rouleau 17


C’était un moment atroce ! Quand je suis tombé sur la rue et que les gardes m’ont poussé à coup de sandale, j’étais si bouleversé par ce qui venait de se dérouler sous mon regard d’enfant que je n’ai pas senti la dureté du pavé ou celle des semelles. Les confidences de Kristos prenaient tout leur sens, et je saisissais enfin toute l’immensité de l’Histoire de cet homme. 
 
Je me relevais en pleurant et je parcourrais les chemins, ne sachant plus où aller… Les badauds m’observaient curieusement, certains apitoyés, d’autres amusés. Quand soudain, j’entendis la sonorité d’une trompette romaine... Instinctivement, je me suis guidé au bruit et mes pas me menèrent sur une grande place. 
 
La cohorte de légionnaire était assemblée autour de Kristos, Ponce et le Grand prêtre païen en tête, à cheval. Tous montaient, d’un train lent, vers la colline des condamnés… Ils étaient suivis par une foule de plus en plus grande, dont la clameur emplissait les ruelles et montaient vers le ciel. 
Rien ne pouvait arrêter le convoi, pas même les cris de Magdala et des apôtres… 
 
Avec Kristos, on emmenait aussi deux autres condamnés pour spéculation, qui se nommaient Black et Decker. Ceux-là devaient être écartelés. 
 
La montée fut pénible, épuisante, surtout par ce jour chaud et lourd. Le soleil irradiait la nature et la ville en la recouvrant d’une chape de malaise et de tension. Mais cela n’empêchait pas la foule de monter et de pleurer la mort prochaine de celui qu’elle commençait à aimer. 
 
Pierre Ponce et le grand prêtre païen, eux qui ne se fatiguaient pas, car ils étaient à cheval, atteignirent bientôt le sommet de la colline. Voyant la foule s’amasser, ils décidèrent que la peine pour avoir troublé l’ordre de la cité et pour avoir prêché contre la croyance des prêtres impies se devait d’être exemplaire. 
 
Kristos fut fouetté pendant plus d’une heure par les gardes, mais jamais aucun cri n’échappa de sa bouche. Il endurait les pires souffrances avec un air calme et serein. 
 
Alors, les bourreaux raillèrent sa foi et insultèrent Dieu, espérant déchaîner sa colère. Mais jamais il ne répondit, même quand ils le ceinturèrent de cordes qu’ils tendirent avec des poulies selon les vœux du grand prêtre. 
Kristos restait de marbre devant la cruauté des hommes, seul dans sa souffrance et sa peine, mais soutenu par la foi en Dieu. Son visage ne fut jamais aussi beau qu’à ce moment là. Son angoisse était passé et il ne restait sur ses traits que les expressions d’un profond amour et d’une grande paix intérieure. 
 
Les romains et les païens décidèrent donc de passer aux choses sérieuses. Ils ordonnèrent alors que la crucifixion ait lieu. 
 
On cloua Kristos sur une grande croix de bois que l’on hissa ensuite sur la colline. Et Kristos se retrouva là haut, dominant les autres humains… Tel un agneau, il avait été sacrifié sur l’autel de l’ordre établi parce qu’il remettait en cause la société de l’époque et ses fausses valeurs. 
 
Kristos mourut après des heures d’agonie… agonie pendant laquelle il priait le Très Haut et regardait les hommes écrasés au sol. C’est le soir seulement, alors que l’air fraîchissait et que le ciel s’assombrissait, qu’il rendit l’âme dans un soupir. 
 
Alors, du ciel, un grand rayon de lumière transperça les nuages sombres et menaçants et vint auréoler le corps de Kristos. Sans que ne disparaisse ce halos de clarté, les cieux se mirent à gronder, et soudain des éclairs terrifiants vinrent frapper la terre comme pour la punir d’avoir laissé perpétrer ce crime atroce… Dans un effroyable déchaînement de violence des éléments, une pluie battante se mit à son tour à tomber, chassant les Romains de la colline des condamnés et imbibant le sol, comme pour le laver du sang de Kristos ; ce sang que l’on vit bientôt ruisseler de la butte, mêlé à celui des deux autres condamnés, à leur sueur et à leurs larmes. 
 
 
Mais après un moment, la nature s’apaisa, la pluie cessa, les éclairs s’arrêtèrent, les grondements du tonnerre se turent et les nuages s’écartèrent, vaincus par le rayon de lumière, grandissant, dont le flot inondait maintenant la colline. 
 
C’est alors que nous vîmes apparaître, dans ce halos bienfaiteur, une nuée d’anges célestes. Tous descendaient du ciel avec grâce, volant au dessus de l’éminence. 
Un des anges s'adressa alors à nous en ses termes :
"Ne craignez pas d'emporter le corps de Jeshua dans le tombeau qui lui a été préparé, car je vous le dit au troisième jour il en ressortira."
Mais nous ne comprirent pas ses paroles car nous ignorions même qu'un tombeau attendait pour accueillir la dépouille de notre bien aimé Maître.



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Gérault
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Message Posté le : Lun 26 Aoû - 11:42 (2013)    Sujet du message : Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes Répondre en citant

Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes an 87



 
Citation :
Rouleau 18


Un homme riche, disciple de Jeshoua en secret, offrit alors le tombeau qu'il avait fait construire en prévision de sa propre mort.
Chaque jour Magdala et d'autres femmes de notre groupe s'y rendait de bon matin pour pleurer et embaumer le corps de notre Maître, elle devait à chaque fois demander au gardien de rouler pour elles la lourde pierre qui obstruait le sépulcre.
Le troisième jour, elles trouvèrent le gardien endormi et la pierre déjà roulée.
Magdala entra et vit Kristos auréolé de lumière assis sur le catafalque.
Il passa souriant devant elle et le visage de Magdala s'illumina à son tour un instant.
Comme Titus et moi arrivions prés du tombeau, Kristos en sortait et il nous adressa la parole :
"Tout est accompli,dit il". 
Puis il ajouta que l'Action Divine se poserait sur nous comme sur lui le jour de son baptême et nous ordonna d'aller parmi toutes les nations faire des disciples en les baptisant au nom du Trés-Haut, en son nom et en celui de l'Action divine.
Puis les mêmes anges qui vinrent le jour de sa mort réapparurent et ravirent à notre regard le messie, guide et miroir de la divinité, et le hissèrent jusqu’aux cieux, l’emmenant rejoindre le trône de Dieu où il nous attend.
  
Voilà mes amis, mes enfants, mes frères. Je vous ai livré mes souvenirs sur la vie de cet homme si étonnant. Si je ne vous ai tout raconté, c’est qu’en commençant la rédaction de ces mémoires, j’avais peur que la mort ne me permette pas de les conduire à leur terme. Aujourd’hui, je suis rassuré, et peut-être que, si le Très Haut me prête vie, je pourrai encore par la suite vous apprendre des choses sur Kristos, et sur ce que sont devenus ses apôtres. 
 
Retenez surtout son message… vivez comme il a vécu car c’est un exemple à suivre. Lui-même me l’a d’ailleurs dit plusieurs fois: 
 
" Que tous les hommes et les femmes suivent le chemin que j’ai tracé, et Dieu récompensera les justes lorsqu’Il rendra Son jugement. " 
 
J’en aurais tant, des histoires à raconter, sur Kristos, sur ses paroles, ses adages, ses allégories. Je les transcrirai un jour, si j’en trouve le temps et la force… mais hélas, la vie passe comme une étoile filante, et le temps nous mène à la vieillesse si vite que nous ne nous en apercevons pas. 
 
Ainsi, j’ai occupé mon existence à transmettre la bonne nouvelle à toutes les cités, toutes les républiques, tous les Empires. J’ai voyagé, j’ai étudié, j’ai rencontré, j’ai prié, et j’ai essayé, autant que possible, de remplir mes journées d’amour et d’amitié, de vertu et de pardon. Cela fut la clef de mon bonheur. 
 
Ai-je mérité le paradis ? Nullement, car c'est une grâce que le Très Haut accorde à tous ceux qui croient au message de Iêsoûs Kristos. Quoi qu’il en soit, ma vie terrestre fut belle et merveilleuse et je remercie chaque jour l’Eternel de m’avoir donné une âme. 
 
Que mes écrits soient pour vous un testament, mes amis ! c’est ce que vous hériterez de moi et que je vous donne en guise d’adieu. Prenez en soin et partagez le avec les autres, divulguez le, répandez le partout où vous pourrez. 
 
Ah ! J’ai du mal à terminer et à vous laisser là, car je ne peux me résoudre à m’arracher à cette douce ambiance mystique qui m’étreint à chaque fois que je me remémore ma jeunesse… mais à présent mes yeux sont fatigués, la lueur vacillante de ma bougie ne suffit plus à éclairer mon parchemin… ma plume tombe de mes doigts douloureux… 
 
Et la nuit envahit ma cellule, me laissant seul, pensif, baigné de la douce clarté de la lune. 
 
Loannes, 87 après Kristos.



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Message Posté le : Aujourd’hui à 07:37 (2018)    Sujet du message : Vita de Iêsoûs Kristos Theohuios selon Saint Loannes

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